24/10/2007

Continuation du "calvaire mentale"

Après ces quelques mésaventures arrivait enfin le week-end. Je dois dire que ce fut avec plaisir (mais aussi avec angoisses) que j'acceuillais celui-ci les bras ouverts. Deux jours plus tard (c'est-à-dire le dimanche) mon père m'a conduite dans la maison afin que je puisse y reprendre quelques affaires pour m'habiller, un nécessaire de toilettes, une fois arrivé je me suis rendue compte que je n'avais pas mes clés. Nous avons donc sonné à ma mère pour voir où elle était, nous l'avons retrouvée sur le terrain de foot où elle m'a prêté ses clés afin que je puisse rentrer chez elle pour prendre les miennes. Une fois arrivé à la maison, mes affaires rassemblées, un choix crucial s'est posé à nous: "ou on vide tout maintenant ou alors on laisse tout, tout en sachant que s'il voit que quelque chose a bougé il pourrait (pour faire ch*** son monde) se servir comme si tout lui appartenait!" Or je tiens tout de même à préciser que c'était loin d'être le cas, la majorité de ce qui se trouvait dans la maison était à moi, mais il y a des gens qui sont sans gêne comme on dit.

Etant donné mon état faibrile ainsi que mon manque de courage, j'ai décidé d'opter pour le risque en laissant tout là en attendant.

Une fois mes affaires ramenées et rangées (avant que maman ne revienne) j'ai pu me relaxer un peu! J'étais morte fatigue et le rendez-vous du lendemain approchait à grands pas...

Lundi matin, rendez-vous 10h, bus, stresse, marche (beaucoup trop longue) froid de canard, j'arrivais enfin devant ce fameu bâtiment! Entre parenthèse, je soupçonne toujours quelqu'un d'avoir déplacer celui-ci durant le week-end! Une fois entrée dans l'immeuble, j'ai du frappé + sonné je ne sais combien de fois à la porte avant que la secrétaire comprenne que la sonnerie venait de la porte d'entrée et non de celle du rez-de-chaussée! Une fois entrée pour de bon et la consultation payée, je me suis installée dans la salle d'attente où deux jeunes filles se trouvaient déjà...Après une très longue attente à fixer le mur, une des deux demoiselles s'est levée pour demander si le docteur x était là? C'est alors que sa secrétaire a gentillement annoncé qu'elle n'allait pas tarder à arriver...

Ben voyons! Madame s'est royalement amenée à 10h40, ce qui a bien sûr retardé toutes les consultations! Déjà que je n'avais pas plus envie que ca d'y être...De plus je m'endormais sur place! Deux personnes sont passées entre deux autres rendez-vous, j'ai été prise à 11h40! J'ai eu du mal à y croire lorsque j'ai enfin entendu mon nom : "Mademoiselle M****** Hein? Quoi? Qui ca? Moi?? Noooon pas possible!!" Et bien si ma ptite dame! Après une échographie, quelques coups de téléphone et un rendez-vous pour une éventuelle date j'ai enfin pu quitter ce cabinet! D'ailleurs en parlant de cabinet, ca faisait bien 1heure que j'avais une envie pressante et pourtant j'étais pas prete de rentrer...Que des galères! J'ai retraversé le pont, j'ai attendu le bus, je me suis arrêtée à ma maison pour y prendre mon manteau, quelques fardes et par la même occasion assouvir ce besoin pressant! Une fois les affaires préparés je suis retournée à l'arrêt du bus pour rentrer chez ma mère, bref encore une sale journée...

22/10/2007

Alors que je ne savais plus quoi penser...

...J'ai reçu un coup de téléphone de ma mère lorsque j'étais chez mon père (après le rendez-vous au centre) afin de savoir comment ça s'était passé. J'ai changé de pièce pour lui expliquer plus librement ce qu'il s'était dit entre ces 4 murs. En deux-trois mots, la psychologue m'avait signalé que lorsqu'elle me parlait d'un éventuel avortement je me "décomposais" et que lorsqu'elle parlait de le garder alors là je "revivais" allez comprendre, parfois l'inconscient peut vous faire faire de drôles de choses...J'ai fondu en larmes au téléphone (et oui encore, même si je ne vous en avais pas encore parlé, c'était devenu le rituel de la journée ces derniers temps!), elle m'a dit que j'étais la seule à pouvoir prendre cette décision et que quoi qu'il arrive elle serait là pour me soutenir.

Après ça, elle m'a conseillé -si j'en avais envie- d'aller voir une amie à elle qui pouvait peut-être m'aider. C'est une personne qui est très à l'écoute et qui arrive toujours à trouver les mots juste.

C'est ce que j'ai fait, le soir même j'ai demandé à mon père qu'il me dépose chez elle, nous nous sommes installée dans son petit coin rien qu'à elle qui se situe dans son garage et nous avons longuement discuté, elle m'a confié certaines choses qui lui était arrivées et m'a aidée à faire un choix (après des litres et des litres de larmes versées). Je n'arrivais pas à me faire à l'idée de tuer un être vivant, peut importe sa forme, pour moi il était vivant, il n'avait pas demandé à venir s'installer dans mon ventre, et encore moins d'y rester pour qu'au final on le force à partir peu de temps après! J'avais besoin d'un déclic.

Bref, une fois décidée elle m'a invitée à dormir chez elle pour la nuit histoire de bien me reposer l'esprit au lieu de retourner chez moi retrouver mon ex compagnon qui passait son temps à me chercher mysère! J'ai été me coucher un livre à la main histoire de penser à autre chose, hélas ce n'était pas aussi facile que ca en avait l'air! J'ai discuté avec mon futur bébé tout en me caressant le ventre, je lui ai demandé de m'aider à le laisser sans aller, qu'on finirait toujours par se retrouver à un moment ou à un autre, j'ai ajouté que je l'aimais avant de finir en pleure et de terminer par un "au revoir" (tout comme me l'avait conseillé la dame chez qui je dormais) je me suis ensuite endormie.

Une fois éveillée, nous avons discuté encore un peu, je lui ai fait part de ma décision elle m'a appuyée sur celle-ci en me disant que c'était le bon choix...Mais pourquoi est-ce que je n'arrivais toujours pas à y croire dans ce cas? Pourquoi est-ce que je ne ressentais aucun soulagement à cette idée? Juste après ça elle a téléphoné à sa Gynécologue pour savoir s'il n'était pas trop tard pour le faire...Celle-ci pouvait me prendre entre deux consultations le jour même, le problème c'est que je n'ai eu personne pour m'y conduire (premier signe du destin, vous comprendrez par la suite) j'avais reporté ça au lendemain car elle recevait à Liège cette fois, du coup je n'avais besoin de personne pour m'y déposer à part de Monsieur le conducteur de bus accompagné de son bus cela va de soi...

28 septembre 2007, avant de me rendre là-bas j'étais passée par la maison histoire de me changer car cela faisait deux jours que je n'étais plus rentrée. La deuxième nuit je l'avais passée chez ma mère...Une fois arrivée dans la rue, personne! Soulagée je me suis dirigée vers la barrière et là mon ex compagnon est arrivé au même moment, nous ne nous sommes pas échangés un seul mot, il est de suite monté pour s'installer sur mon lit devant son portable afin de continuer à discuter sur msn, sur ce temps là, j'avais prit mes affaires pour me changer dans la salle de bain jusqu'à ce qu'il vienne me chercher mysère en me poussant contre une étagère et en m'enfoncant ses longs doigts dans les côtes pour que je lui réponde, chose que je ne faisais pas! Il m'a répété -comme sur ses précédents sms- que je devais me dépêcher d'aller enlever le monstre que j'avais en moi sinon il allait être aussi dérangé que sa mère...J'ai voulu sortir de la salle de bain mais monsieur m'en a empêché, c'est alors que je lui ai dit que je n'avais vraiment pas le temps, que j'avais rendez-vous chez le médecin, il m'a répété qu'il n'en avait rien à faire! J'ai du faire un appel à ma mère pour qu'il me laisse enfin sortir! Tout en me traitant de tous les noms.

J'ai quitté la maison en tremblant, j'avais peur, j'ai eu ma mère au téléphone et je me suis dirigée vers l'arrêt de bus, j'ai vu monsieur passer devant moi en voiture et puis plus rien (à part par téléphone) sinon, je ne l'ai plus jamais revu! Je me suis présentée chez le médecin, ma semaine de réflexion était passée, j'étais dans les temps, je me suis retrouvée devant cet immeuble avec une autre fille dans le hall, ni elle ni moi ne comprenions le système pour entrer, jusqu'au moment où j'ai trouvé le nom sur la sonnette, j'ai appuyé et j'ai laissé parler l'autre personne, la porte s'est ouverte, nous avons grimpé les marches jusqu'au premier étage dans le noir, la Gynécologue n'a pas pu me recevoir ce jour là, tout ça pour un bête petit problème (deuxième signe), je venais de marcher pendant je ne sais combien de temps pour rien! J'étais déçue, j'ai de suite repris un rendez-vous pour le lundi matin sans savoir si cette fois mon problème allait être règlé...

Quand il faut, il faut?

Quelques dates en mémoire qui pourront récapituler les faits:

- 10 septembre 07 (test positif)
- 18 septembre 07 (rendez-vous Gynéco + première échographie)
- 20 septembre 07 (annonce de la "bonne" nouvelle à mon père)
- 23 septembre 07 (mon père vient me rendre visite pour discuter)

A partir de là il m'explique la réaction qu'il a eue et pourquoi il l'a eue...(voir post précédent) Mon père semblait soulagé par ce que je venais de lui annoncer. Il a terminé en me disant que quoique je choisisse -de préférence l'IVG- il me soutiendrait, tout comme ma mère (sauf qu'elle n'avait pas de préférence d'opinion) du coup le mardi (je pense) j'ai téléphoné à ma gynécologue afin de savoir si elle pratiquait l'IVG. Travaillant dans un hopital catholique elle m'a dit que non et m'a dirigée vers la citadelle, j'ai eu par la même occasion le numéro de téléphone d'un centre qui lui, pouvait me donner l'adresse d'un hopital en Hollande au cas où ça aurait été trop tard pour la Belgique.

Après ça j'ai sonné à mon père, il m'a dit qu'il allait venir me chercher pour qu'on aille aux urgences à la Citadelle histoire que ça aille plus vite. Après avoir raccroché avec lui j'ai téléphoné à ma mère pour lui faire part de ce qu'il venait de se passer. Je me suis ensuite préparée, une fois habillée, je suis sortie pour attendre mon père devant chez moi. C'est seulement après 20 min d'attente qu'il m'a sonné pour me dire que tout compte fait il avait trouvé autre chose entre temps, et qu'il allait arriver pour m'en parler! Obligée de resonner à ma mère pour lui dire que j'étais désolée qu'elle ait annulé son boulot pour rien. C'est alors qu'elle m'a dit que ce n'était pas grave, qu'elle allait prendre le bus pour venir chez et voir ce dont mon père voulait me parler. 

Celui-ci est arrivé quelques minutes plus tard en m'expliquant qu'il avait eu le numéro d'un centre qui voulait bien me prendre en rendez-vous le lendemain à 16h30, nous y avons donc été le mercredi, nous nous sommes retrouvé dans un centre de Planing familiale! Je ne me sentais pas du tout en à ma place et encore moins en confiance, j'ai du passer devant une psy avant de voir le médecin (homme) pour qu'il me fasse passer un examen gynécologique.

Selon la pseudo-psy, l'intervention se ferait sur place sous anésthésie LOCALE durant 20 min et après ça j'aurai pu repartir sur mes deux pieds. Hors de question pour moi et mon foetus que ça se passe comme ça! Je lui ai dit que je ne voulais pas voir le médecin, elle m'a répété encore et encore qu'ils étaient surbooké, que je pouvais toujours essayer de prendre un rendez-vous pour plus tard mais qu'elle ne me certifiait rien! Je ne voulais rien savoir, juste quitter cette pièce en courant! Quand j'ai raconté l'intervention à mon père il m'a dit que je ne devais pas décider de ne pas le faire sous prétexte que la piqûre ainsi que le fait de tout-voir-tout-entendre me faisait peur...J'étais totalement désemparée...

21/10/2007

Deuxième partie

Dès que j'ai apprit que j'étais enceinte j'ai demandé à mon ex-compagnon de téléphoner à l'hopital pour prendre un rendez-vous avec ma Gynécologue, 8 jours plus tard j'étais face à elle, le 18 septembre à 12h. 

- Prise de poids: 65kg affiché sur la balance.
- Première échographie interne, il était bien là! 11 semaines qu'il occupait mon ventre d'après elle.
- J'ai entendu battre son coeur (170 pulsations/min, ce qui était assez élevé! Si petit qu'il ressentait déjà tout le stresse de maman, c'est fou la vie...)

J'avais du mal à y croire, il faisait tout juste 38mm et pourtant, il avait l'air si grand...Après une première visite passée et une prise de sang effectuée, je suis repartie des idées pleins la tête, j'avais envie de le crier au monde entier et en même temps je souhaitais que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve...

Je ne l'avais pas encore annoncé à mes parents car je voulais avoir la confirmation de ma Gynécologue avant de dire quoique ce soit. Ma mère l'a bêtement apprit la première. En fait je n'arrêtais pas de me gratter le bras à cause de l'allergie que me procurait le sparadras qu'on m'avait mit après la prise de sang. Elle m'a demandé pourquoi j'avais fait une prise de sang (sachant que je les repoussais toutes et à quel point je détestais ca) je lui dit que ma gynécologue me l'avais conseillé car ça faisait un petit temps que je devais en faire une. Bien sûr elle ne m'a pas crue et m'a de suite dit "c'est pas vrai, ne me dis pas que..." je lui ai demandé "que quoi...?" elle a alors répondu "tu es enceinte?!" en étant plus affirmative qu'interrogative...Je lui ai répondu que non, je n'étais pas enceinte mais j'ai bien vu qu'elle ne me croyait pas, du coup je suis descendue prendre l'échographie qui était dans mon sac, je suis montée la rejoindre dans la chambre et je lui ai tendu celle-ci. Elle a fait un bon tout en tournant la tête de l'autre côté en criant: "en mon dieu! Ce n'est pas vrai!" Je dois dire qu'elle a eu du mal à y croire, ensuite elle est descendue à son tour et en a fait une copie.

Je ne voulais pas annoncer la nouvelle à un de mes parents en premier mais ça s'est fait comme ça, la faute à mon bras...En ce qui concerne mon père, j'ai essayé de lui annoncer mais je n'y suis pas parvenue, c'est lorsqu'il m'a sonné le lendemain de ma venue chez lui en me disant qu'il m'avait trouvée bizarre (comme si j'avais quelque chose à lui demander) que j'ai décidé de retourner chez lui pour lui annoncer, il ne m'a pas dit un mot, il a de suite pensé à une blague et puis il a compris que je disais la vérité, après ça il ne m'a plus parlé durant quelques jours.

Un matin alors que mon ex-compagnon était au travail, mon père est venu me dire bonjour, il m'a expliqué que s'il avait réagi comme ça c'est parce qu'il aurait voulu que ça se passe autrement pour moi, ne serait-ce qu'avec quelqu'un que j'aime...Du coup j'ai décidé que j'allais avorter, j'y avais déjà réfléchis avant, d'ailleurs je ne faisais plus que ça, réfléchir...J'avais décidé ça pour plusieurs raisons:

- Premièrement parce que je ne voulais pas d'un enfant de lui
- Deuxièmement parce que j'avais l'impression que ma vie était gachée
- Troisième pour la réaction que mon père avait eu, et j'en passe...

Je sais c'est bête mais j'étais tellement perdue! Je ne savais plus quoi penser ni quoi faire!

A suivre...

Je m'en souviens comme si c'était hier...

C'était un 10 septembre 2007, je venais de me réveiller lorsque mon ex-compagnon m'a tendu un test de grossesse qu'il venait d'acheter. Cela faisait plus d'un mois que j'étais malade et je pensais que c'était dû au stress car la période en elle-même était remplie de contrariétés...J'avais des nausées tous les jours et ça allait plus loin que ça. Au fil du temps j'en venais à vomir de plus en plus souvent et je commencais à me demander si je n'avais pas attrappé une maladie, jusqu'au 10 septembre...

J'étais toujours dans mon lit lorsqu'il m'a dit: "j'ai ce que tu voulais", je ne comprenais pas de quoi il voulait parler, tout ce que je voyais c'était un petit sachet de la pharmacie posé sur ma table de nuit, lorsqu'il a sortit le test de grossesse je me suis demandée pourquoi il m'avait dit ça, je n'avais pas le souvenir de lui avoir demandé de m'amener ça, je me souvenais en avoir vaguement parlé, j'avais dit quelque chose du genre: "faudrait que je fasse à nouveau un test de grossesse" histoire d'éliminer cette option ou de me rassurer sur le fait que je n'avais pas de maladies.

J'avais déjà fait des test auparavant, ils étaient tous négatifs, j'étais persuadée que le nouveau allait afficher la même chose jusqu'à ce que j'effectue celui-ci, seule pendant que monsieur l'ex-compagnon s'en était allé faire une course en dessous de chez moi. Une fois les deux barres apparuent j'ai commencé à pleurer, j'ai mit le minuteur sur "5 minutes" et lorsqu'il a sonné, la barre qui affichait "positif" était toujours présente, mon dieu, j'étais enceinte! J'ai fondu en larmes seule dans mon appartement, je ne voulais pas d'un enfant avec lui et encore moins d'un petit bout arrivé par "accident"...

Suite au prochain épisode...